Auteur pour la jeunesse, j'écris des textes de longueurs différentes, albums, contes, roman, que je vais vous faire découvrir. Je suis à la recherche d'un éditeur. Toutes mes histoires sont protégées par la SGDL.
Où il est question d'une petite poule prénommée Plumette, qui est très orgueilleuse, et à qui ses camarades vont donner une leçon d'humilité....
Il était une fois une ravissante petite poule qui faisait le
bonheur de ses parents. A peine sortie de l’oeuf, toute la
famille réunie pour l’occasion, s’était extasiée sur ce joli
poussin :
- Comme elle est belle ! disait sa maman.
- Et ce jaune ! Il n’y en pas de pareil dans tout le pays, j’en
suis sûre ! disait sa grand-mère.
- Oui, bon, dit le coq son père, il ne faudra pas trop le lui
répéter plus tard, sinon, vous allez la rendre orgueilleuse !
- Oh, mais quelle idée, voyons, un enfant n’est jamais trop
aimé. Il faut au contraire le lui répéter sans cesse, afin qu’il
grandisse bien et devienne sûr de lui ! le contredit sa grand-mère.
Et en effet, Plumette grandit en étant persuadée qu’elle était le
centre du monde.
Plus tard, à la place du petit duvet tout jaune, des plumes
poussèrent, et elles étaient de toutes les couleurs.
- Oh ! Ses plumes ! Elles sont si… commença sa mère.
- Magnifiques ! continua sa grand-mère.
- N’en a-t-on jamais vu de pareilles ! continua sa mère.
- Non ! Elle est vraiment unique ! rajouta la grand-mère.
A l’école, c’était la même chose, Plumette était très sûre
d’elle, répondait même si ce n’était pas vraiment la bonne
réponse et contredisait sa maîtresse, Madame Petitpoisson.
- Maman et Grand-Mère me disent que j’ai toujours raison !
- Non, Plumette, tu ne peux pas avoir toujours raison, sinon, tu
ne serais pas ici, pour apprendre. Comprends-tu Plumette ?
- Non, maîtresse, j’ai toujours raison !
Et Madame Petipoisson préférait renoncer et passer à autre
chose.
De fait, Plumette n’avait pas beaucoup d’amis, car en effet,
elle était trop orgueilleuse, et tout tournait autour de sa petite
personne.
Elle voulait toujours tout diriger, et donnait des ordres à tout
le monde. Et si jamais la seule amie qui la supportait,
Marinette, lui donnait un avis contraire, elle se fâchait et lui
disait qu’elle ne voulait plus la voir.
Marinette s’entendait cependant bien avec Plumette, car,
malgré son mauvais caractère, elle était aussi intelligente
qu’elle, mais Marinette était beaucoup moins orgueilleuse.
Un jour, Madame Petipoisson, décida d’organiser la
kermesse de fin d’année.
Elle monta un spectacle : une petite pièce de théâtre qui
serait jouée devant les parents, et Plumette se précipita pour
avoir le rôle principal. La maîtresse accepta.
Parmi les petits camarades qui allaient jouer la pièce de
théâtre avec elle, il y avait Gaétan, le petit coq, doux comme
un agneau, Saperlipopette, la poule un peu grassouillette,
Spaghetti, la toute maigre, Binocle, celle qui louchait un peu,
et Mangegrain, celui qui ne voulait manger que des grains de
maïs.
- Pourquoi est-ce que c’est Plumette qui a eu le rôle
principal ? demanda Saperlipopette à ses camarades.
- Oui, tu as raison, répondit Mangegrain, il n’y en a toujours
que pour elle.
- Oui, vous avez raison, renchérit Spaghetti, ce n’est pas juste.
Ils en avaient vraiment assez de l’orgueil de Plumette et
décidèrent de lui donner une petite leçon d’humilité.
La kermesse approcha, les répétitions se succédèrent, et les
choses avaient l’air de bien se présenter.
Les camarades de Plumette se réunirent alors et discutèrent
entre eux, en faisant bien attention à ce que Plumette ne soit
pas dans les parages. Puis, ils se dirigèrent vers elle. Et voici
ce qu’ils lui dirent :
- Plumette ! Approche un peu, nous avons quelque chose à te
dire.
- Plumette, tes plumes sont certes très belles ! commença
Binocle.
- Oui, c’est vrai, dit Plumette, elles sont de toutes les
couleurs ! Je suis la seule à en avoir de pareilles ! dit
Plumette très satisfaite d’elle-même.
- Oui, seulement, tu sais que tu vas avoir le rôle principal de la
pièce de théâtre, continua Gaëtan.
- Oui, oui, je sais, dit Plumette qui n’en pouvait plus d’orgueil.
- Eh bien, je suis désolée de te le dire, mais il me semble que
tes plumes sont un peu ternes en ce moment, poursuivit
Spaghetti.
- Ah ? dit Plumette très étonnée, vous êtes sûrs ?
- Absolument, répondent en choeur tous les petits camarades.
- Et que me conseillez-vous alors ? demanda Plumette.
- Eh bien, tout d’abord, il faudrait les passer à la machine à
laver. Avec une bonne lessive, tes plumes retrouveraient vite
leur aspect si brillant, conseilla Mangegrain.
- Ma foi, dit Plumette, qui ne voulait pas paraître à son
désavantage avec un rôle principal dans la pièce de théâtre,
vous avez raison.
- Mais comment allez-vous procéder ?
- Eh bien, il faut tout d’abord que tu nous donnes tes plumes,
dit Saperlipopette.
- Donner mes plumes ? Mais comment ça ?
- Eh bien, nous allons te plumer, à moins que tu ne préfères
passer dans la machine à laver avec tes plumes ?
- Oh, non, non…répondit Plumette.
Et les voilà donc qui plument Plumette.
L’opération en elle-même n’était pas sans douleur.
- Aïe, aïe ! cria Plumette.
- Tiens-toi donc tranquille, c’est pour ton bien, dirent les
garnements.
Puis, ils passèrent les plumes de Plumette dans la machine à
laver.
- Alors ? questionna Plumette. Comment sont mes plumes ?
- Elles sont parfaites, tout va bien ! Elles brillent maintenant
comme elles n’ont jamais brillé, s’exclama Spaghetti.
Et Plumette de se gonfler d’orgueil et de satisfaction :
- Je serai la plus belle pour le spectacle.
Et le grand jour arriva.
Plumette demanda à ses camarades qu’ils lui apportent ses
plumes toutes lessivées, afin qu’elle puisse se les remettre.
Et c’est ce que firent les garnements.
Mais oh stupeur ! Les plumes de Plumette étaient
méconnaissables ! Toutes les couleurs avaient disparu sous
l’effet de la lessive, et pire encore, elles étaient toutes racornies.
En bref, cela ne ressemblait même plus à des plumes !
- Ah ! Plumette poussa un cri d’horreur ! Mes plumes, qu’est-ce
que vous avez fait à mes plumes ! Et comment vais-je
faire, maintenant, juste au moment d’aller sur scène !
- Oh, mais ne t’inquiète pas, dirent les camarades de Plumette.
C’est parce qu’elles n’ont pas séché suffisamment. Une fois
que tu seras sur scène, tout s’arrangera !
- Bon, alors, faites vite ! Aidez-moi à remettre mes plumes en
place !
Et les garnements aidèrent Plumette à replacer ses plumes l’une
après l’autre.
L’heure de la représentation arriva. Les parents s’installèrent
sur les chaises qu’on avait mises à leur disposition. Pendant ce
temps, les petits acteurs se préparaient et se mettaient en place
sur la scène à leur tour.
Plumette était au centre de la scène. Elle commença à déclamer
son texte, pas très à l’aise avec ses plumes toutes abîmées. Elle
récita, et elle donna la réplique à ses camarades.
Mais tout d’un coup, Plumette entendit des rires. Pourtant, son
texte n’était pas vraiment drôle. Elle continua pourtant à dire
son texte. Mais les parents riaient de plus en plus.
- Mais qu’y-a-t-il de si drôle ? pensa Plumette. Et sans
comprendre, elle continua de donner la réplique.
- Mais ses camarades à leur tour n’en pouvaient plus de
rire !
- Alors Plumette cette fois-ci s’interrompit, et tout d’un
coup, elle comprit ce qui s’était passé. Les plumes,
remises dans la hâte par ses camarades, n’avaient pas
tenu. Et une à une, elle étaient tombées par terre pendant
que Plumette déclamait. Et là, l’horreur de la situation
lui sauta à la figure.
- Non, ce n’est pas possible, je suis… toute nue !
Plumette poussa un cri d’horreur et quitta la scène en
courant se réfugier dans sa loge.
En tournant ainsi le dos à la scène, les spectateurs ne
pouvaient plus s’arrêter de rire, car ce qu’ils avaient vu,
c’était le petit croupion de Plumette avec une seule plume !
C’était vraiment trop drôle !
Plumette resta de longues heures à pleurer dans sa loge,
sans que personne ne réussisse à l’en faire sortir.
- J’ai trop honte ! pensait-elle. Je suis désespérée !
Tout à coup, on entendit un
- toc, toc, toc !
- Plumette, c’est Marinette ! Laisse-moi entrer !
- Non, va-t-en ! répondit Plumette désespérée. Je n’ai rien
à te dire ! Bouh, bouh, bouh…
- Oui, mais moi, j’en ai des choses à te dire !
Et Plumette ouvrit alors la porte à Marinette. Devant le si
triste spectacle de son amie ainsi désespérée, Marinette, qui
avait un grand coeur, eut de la peine.
- Ecoute Plumette, ce qui est arrivé n’est pas de ta faute !
- Oh si, c’est de ma faute, pourtant ! J’ai trop honte ! Tu
te rends compte, je me suis retrouvée toute nue devant
tout le monde ! J’ai été ridicule ! Ridicule ! Je ne m’en
remettrai jamais !
- Mais non, ce n’est pas de ta faute ! Tout d’abord, tu as
vu que tout le monde a ri ! Je suis sûre que les
spectateurs ont pensé que cela faisait partie de la pièce !
Et puis, ce que je voulais aussi te dire, c’est que je sais
qui a organisé cette petite farce !
Et Marinette raconta tout ce qu’elle savait au sujet du
complot.
A ces mots, Plumette se sentit réconfortée et déposa un
gros bisou sur le bec de Marinette.
- Alors, tu as compris Plumette ? Il faut continuer de
donner les autres représentations.
- Oh, mais non, je n’oserai jamais plus me représenter.
- Mais si, au contraire, il le faut, tu as promis à Madame
Petipoisson. Et puis, ne t’inquiète pas, je t’aiderai.
Et bras dessus, bras dessous, elles quittèrent la loge de
Plumette.
Et Marinette tint parole. Elle confectionna à Plumette
une jolie robe en tissu mordoré, qui rappelait un peu les
plumes de Plumette.
Et les autres représentations eurent lieu et Plumette
obtint un vif succès.
Peu à peu, les plumes de Plumette se mirent à repousser,
encore plus belles qu’avant.
Mais, ce qui avait changé, c’est que Plumette ne s’en
vantait plus…
- Dis, Plumette, veux-tu que nous organisions une petite
vengeance ? demanda alors Marinette à Plumette.
- Non, ce n’est pas la peine. Au fond, même si ce qu’ils
m’ont fait n’était pas gentil du tout, je les comprends un
peu, car je reconnais moi-même que j’étais vraiment
trop orgueilleuse…Au fond, cela m’a servi de leçon…