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Auteur pour la jeunesse, j'écris des textes de longueurs différentes, albums, contes, roman, que je vais vous faire découvrir. Je suis à la recherche d'un éditeur. Toutes mes histoires sont protégées par la SGDL.

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Les caprices de Capucine

Les caprices de Capucine

Capucine est une adorable fillette de quatre ans. Mais Capucine a un défaut : elle est capricieuse. Chaque fois que ses parents lui demandent de faire quelque chose, sa réponse est toujours la même : c'est un non catégorique. Mais un jour, Capucine voit plein de caprices dans sa chambre : ils ont envahi son quotidien et lui rendent la vie bien difficile. Capucine réussira-t-elle à se débarrasser de ces vilains caprices ?

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Capucine était une adorable petite fille de quatre ans. Elle avait un petit nez en trompette, deux jolis yeux bleus en amande, un sourire qui ferait fondre la terre entière. Capucine faisait la joie de ses parents, et de toute la famille en général. Capucine pour le moment n’avait pas de petit frère, ni de petite sœur, mais cela ne la dérangeait pas. Pour une seule et simple raison : elle pouvait faire ce qu’elle voulait. Car, en effet, Capucine était gâtée par toute la famille, parents, grand-parents, oncles et tantes : à Noël, ou pour son anniversaire, elle recevait une pluie de cadeaux, qu’elle s’empressait d’ouvrir :

Capucine savait bien qu’elle était aimée par toute la famille.

Mais… car il y a un mais. Lorsque Maman lui demandait de faire quelque chose, la réponse était systématiquement la même : c’était NON ! Et Papa n’avait pas plus de succès.

Au moment de partir pour l’école, Maman demanda à Capucine :

- Capucine, va mettre tes chaussures !

- NON ! dit Capucine.

- Maman répéta une deuxième fois :

- Capucine, va vite mettre tes chaussures ! C’est l’heure de partir pour l’école !

- NON ! NON et NON ! dit Capucine, en fronçant sa jolie frimousse.

Et que fit Maman ? Elle aida Capucine à mettre ses chaussures.

Quelle que soit la tâche qu’on lui demandait, la réponse de Capucine était toujours la même, c’était : NON ! Et finalement, Capucine réussissait toujours à obtenir ce qu’elle voulait et à faire céder ses parents.

Un jour, Maman se confia à Edwige, la grand-mère de Capucine :

- Je n’en peux plus, dit la Maman de Capucine. Je n’arrive rien à en tirer, elle est tout le temps dans l’opposition !

Edwige écouta attentivement la Maman de Capucine, puis elle lui donna des conseils.

Lorsque Edwige revit Capucine, elle lui dit :

- Alors, Capucine, il paraît que tu es une petite fille capricieuse ?

- Qu’est-ce que ça veut dire, Mamie, capricieuse ?

- Ca veut dire que tu n’en fais qu’à ta tête, et que lorsque Maman ou Papa te demandent de faire quelque chose, eh bien, tu réponds tout le temps : NON !

- NON, ce n’est pas vrai ! répondit tout de suite Capucine, en fronçant les sourcils.

- Tu vois bien que c’est vrai, au contraire ! s’empressa de dire Edwige.

Capucine était vexée. Elle courut s’enfermer dans sa chambre en claquant la porte.

Capricieuse ! Une petite fille capricieuse ! Edwige n’avait pas l’air contente en disant ce mot. Capucine s’est allongée sur son lit, et elle a imaginé…

Un caprice… A quoi cela peut-il bien ressembler un caprice ? pensa Capucine. Je ne sais pas moi, je n’en ai jamais vu des caprices. Alors, elle appela tout doucement :

- Caprice, Caprice, ou es-tu ?

Rien, pas de caprice en vue.

Capucine appela alors un peu plus fort :

- Caprice, Caprice, ou es-tu ? Montre-toi un peu que je te vois !

Rien, toujours rien. Le ou les caprices ne se montrèrent pas.

Alors Capucine retourna voir sa grand-mère et elle lui lança, triomphante :

- Tu racontes n’importe quoi, Mamie, ça n’existe pas les caprices !

Et aussitôt, sans attendre la réponse de sa grand-mère, Capucine retourna dans sa chambre. Elle ferma de nouveau la porte, se retourna, et là, que vit-elle ?

Là, devant ses yeux, Il était là. Un énorme caprice.

Oh ! s’écrie Capucine, surprise. Qui es-tu ?

- Eh bien, je suis le caprice. Tu m’as appelé, tout à l’heure, n’est-ce pas ?

- Euh, oui, répond timidement Capucine. Elle le regarda attentivement. Il n’était pas vraiment laid, mais pas vraiment beau non plus. Il avait une forme imprécise, et cependant, on pouvait très bien le distinguer.

Et Capucine sortit de sa chambre. Elle s’empressa de retourner vers sa Mamie et ses parents qui étaient en grande conversation dans le salon, attablés devant une tasse de thé et des petits gâteaux. Capucine essaya tout d’abord d’attirer leur attention et voulut dire ce qu’elle avait vu dans sa chambre, mais personne ne s’intéressait à elle. Ils parlaient, et parlaient. Peine perdue.

Capucine retourna alors dans sa chambre, non sans crainte de retrouver le fameux caprice. Elle ferma la porte, se retourna, et, oh, stupeur ! Que vit-elle alors ?

Un deuxième caprice ! Celui-ci était un peu plus petit que le premier. Ils étaient maintenant deux dans sa chambre. Alors que le premier se tenait au beau milieu de la chambre, le deuxième était monté sur son lit.

- Mais qui es-tu ? demanda Capucine.

- Eh bien, tu le vois bien, dit le deuxième caprice, je suis aussi un caprice.

- Ah oui, dit Capucine, effectivement, je le vois bien que tu es aussi un caprice. Mais, vous avez l’intention d’être combien, exactement ?

- Combien ? Quelle question ! On ne sait pas, ça dépend de toi !

- De moi ? Mais je ne vous ai pas invités, moi !

Capucine quitta sa chambre et essaya une nouvelle fois d’attirer l’attention de sa famille. Mais les adultes continuaient de discuter entre eux, et blablabla et blablabla…

- Ils en ont des choses à se raconter… Décidément, les adultes, ça parle tout le temps !

Les caprices de Capucine

Alors, en désespoir de cause, Capucine remonta dans sa chambre. Et là, chaque fois qu’elle partait et revenait, elle constatait qu’il y avait de plus en plus de caprices dans sa chambre ! Ils étaient maintenant bien nombreux et avaient investi les lieux. Il y en avait de partout : sur le lit, sur l’armoire, sur le bureau. Alors, Capucine demanda :

- Est-ce que vous êtes… méchants ?

- NON ! crient alors les caprices. Nous ne sommes pas méchants, mais comme toi, nous répondons tout le temps NON à tout ce qu’on nous demande !

Devant une telle réponse, Capucine ne sut que dire.

Les caprices avaient maintenant envahi la chambre et d’une manière plus générale l’existence de Capucine. Comment s’en débarrasser alors ?

Ceux-ci trouvaient que la chambre de Capucine était très confortable et avaient visiblement décidé de s’y installer pour quelque temps. Ils mirent donc leur brosse à dents dans la salle de bains et leur pyjama sous l’oreiller de Capucine.

- Eh, mais qu’est-ce que vous faites là ? demanda Capucine intriguée.

- Comme tu le vois, on s’installe, répondirent les caprices.

- Mais je ne vous ai jamais demandé de le faire.

- Oui, mais, nous, on l’a décidé ! répondirent les caprices.

- Sortez de ma chambre tout de suite ! cria Capucine.

- Non ! Non ! Non !

Et les caprices s’emparèrent de l’oreiller et des coussins du canapé de Capucine et entamèrent une grosse bataille de polochons !

- Arrêtez ! Ca suffit ! Vous êtes insupportables ! cria Capucine.

- On n’arrêtera pas ! Nananinanère !

Alors Capucine fit contre mauvaise fortune bon cœur et partagea sa chambre quelque temps avec les caprices.

Ceux-ci n’étaient vraiment pas faciles à gérer et n’en faisaient qu’à leur tête.

Capucine se confiait à sa poupée :

- Je n’en peux plus, ils sont odieux ! Ils font ce qu’ils veulent ! C’est très dur à vivre !

- Sois patiente Capucine ! C’est une mauvaise période à passer ! Mais, ils vont grandir, ça leur passera ! lui conseilla la poupée.

- Peut-être, mais moi, je ne sais pas si je tiendrai le coup ! Je vais voir ce qu’ils font, tous, les parents, Mamie…Je vais leur dire qu’il y a plein de caprices dans ma chambre et qu’il faut qu’ils m’aident !

Alors Capucine courut cette fois-ci dans le salon, et essaya une dernière fois d’attirer l’attention de sa famille. Mais personne ne l’écouta.

Alors Capucine se mit à hurler bien fort :

- Ecoutez moi à la fin !

Tout le monde s’interrompit alors de parler et se retourna surpris vers Capucine :

- Il y a plein de caprices dans ma chambre ! ! ! C’est horrible ! s’écria Capucine.

- Ah oui ! s’écrièrent les parents ! Ce n’est rien, ma chérie ! Va, remonte jouer dans ta chambre !

Et ils reprirent leur conversation, comme si Capucine n’avait rien dit.

- Décidément, aucun secours à attendre de leur côté ! Je vais devoir me débrouiller seule !

Lorsque Capucine remonta dans sa chambre, les caprices se disputaient maintenant et faisait un tintamarre horrible dans la chambre. Capucine n’arrivait plus à se concentrer sur quoi que ce soit. Capucine soupira et se boucha les oreilles.

Et la vie continua ainsi, Capucine ayant toujours les caprices chez elle.

Peu à peu, Capucine grandit. Elle allait avoir maintenant six ans.

Les caprices se tenaient maintenant curieusement à carreaux.

- Hé ! dit un jour un caprice à l’autre.

- Hmm ! dit le second qui dormait pratiquement debout.

- Tu ne trouves pas qu’on s’ennuie ici ? Ce n’est plus amusant. C’est devenu trop sérieux !

- C’est vrai, t’as raison. Elle est grande maintenant !

- Qui ça ?

- Ben, Capucine, voyons ! Elle n’a plus trois ans ! C’est à cet âge-là qu’on peut bien s’implanter, mais maintenant, pfff ! Elle est trop grande ! C’est plus rigolo !

- T’as raison ! Allez viens, on s’en va !

Et ni une, ni deux ! Les caprices bouclèrent leurs valises.

- Ben, ou est-ce que vous allez ? demanda Capucine toute surprise de vois ses hôtes plier bagage, elle qui s’était habituée à eux.

- On s’en va ! On va habiter chez quelqu’un d’autre : c’est plus amusant ici. T’es devenue trop raisonnable !

- Ah d’accord ! C’est donc ça ! Eh bien, faites comme il vous plaira ! Alors, au revoir !

Lorsque Capucine raconta à sa Mamie que les caprices étaient partis, celle-ci se mit à rire :

- Mais, non, Capucine, les caprices, ça n’existe pas vraiment. Parfois, il arrive qu’un petit enfant en fasse, en refusant d’obéir, comme toi tu as pu le faire, mais tu vois bien que ce n’est vraiment pas méchant !

- Pas méchant, certes ! pensa Capucine. Mais moi, je sais bien qu’ils existent !

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